Un peu de Saez

Varsovie, L'Alhambra, Paris


Toi tu dis que t’es bien sans moi

Tu dois être au jardin
Ou peut être à la mer
À lancer tes pensées
Comme on lance des pierres
Tu m’as jeté au vent
Jeté au vent amer
À mère tu m’as laissé
Ouai t’as fui la lumière

Toi tu dis que t’es bien sans moi
Et qu’au fond de mes bras il y fait trop froid
Toi tu dis que t’es bien que t’es bien que t’es bien sans moi
Et moi y’a quelque chose qui fait que j’entend pas

Toi tu dis que t’es bien sans moi
Et qu’au fond de mes bras il y fait trop froid
Toi tu dis que t’es bien sans moi
Et moi y’a quelque chose qui fait que j’y crois pas

Toi tu dis que t’es bien sans moi
Et qu’au fond de mes bras il y fait trop froid
Toi tu dis que t’es bien que t’es bien que t’es bien sans moi
Et moi y’a quelque chose qui fait que j’entend pas



Quand on perd son amour

Quand on perd son amour, c’est l’amour qui nous perd
De l’automne à l’été, oui c’est toujours l’hiver
La rivière et la mer qui n’ont plus d’estuaire
C’est les inséparables qui soudain se séparent
C’est comme se retrouver à dormir dans les gares
Quand la nuit est la nuit et la nuit pour toujours
Non le jour n’est plus jour quand on n’a plus d’amour

Quand on perd son amour, c’est les autres qui rient
Qui sont contents enfin de nous voir nous aussi
Comme ils l’ont tous été dans leur vie une fois
Comme un fou qui se saigne accroché à la croix
Quand on perd son amour, c’est l’amour qui nous crie
Tout le malheur du monde à réveiller la nuit
Notre cœur qui sait plus comment battre tout seul

Vaut mieux perdre la vie que perdre son amour
Vaut mieux ne plus penser que d’y penser toujours
Vaut mieux jamais aimer que d’aimer pour toujours
Mieux vaut mourir de mort que de mourir d’amour

Quand on perd son amour, c’est toujours une fille
Qui a fait monter des marées de sel à vos pupilles
Faut pas leur en vouloir ce ne sont que des filles
Et que bien trop souvent elles oublient d’être gentilles
Car si l’homme est un chien, c’est qu’il est plus fidèle
Plus fidèle à des chattes qui se feront la belle
Les filles c’est comme la mer ça dépend de la lune
Ça va et ça revient s’écraser sur la dune
Faire des châteaux de sable de la boue dans vos mains
Et donner l’illusion à qui prendra leurs reins

Quand on perd son amour, c’est qu’on a trop aimé
Qu’on s’est trop aimé soi, soi dans l’autre opposé
C’est qu’on a trop aimé, oui l’idée d’être aimé
Qu’on a aimé l’amour, aimé à s’aveugler
Et qu’on n’a pas vu l’autre aller aimer un autre
Et qu’on n’a pas vu l’autre à soi qui s’en allait
Sûr l’enfer c’est les autres, sûr l’enfer c’est les autres
Sûr l’enfer c’est les autres et l’enfer c’est t’aimer

Vaut mieux perdre la vie que perdre son amour
Vaut mieux ne plus penser que d’y penser toujours
Vaut mieux jamais aimer que d’aimer pour toujours
Mieux vaut mourir de mort que de mourir d’amour

Quand on perd son amour, c’est bien plus que l’on perd
C’est un jour en été pour des siècles en hiver
Tous ces verbes au futur qu’on conjugue au passé
Quand on perd son amour, on perd l’humanité

Quand on perd son amour, c’est le monde qui s’écroule
Quand on n’est plus qu’à soi au milieu de la foule
Quand on perd son amour, c’est l’amour que l’on perd
Quand on perd son amour, on perd l’humanité

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~ par ILP sur 18 décembre 2008.

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